31.12.2005

Mes films de l'année 2005

1/ Million Dollar Baby
2/ A history of violence
3/ Garden State
4/ Collision
5/ Combien tu m'aimes?

Il y a un an le coeur de Marca s'arrêtait de battre...

30.12.2005

William Klein

A Beaubourg. Bon, la journée commence bien, je ne fais pas la queue et l'entrée est gratuite pour moi quand je présente ma carte de demandeur d'emploi des Assedic. Donc tout va bien. 1ère salle: photos de villes: New York, Moscou, Tokyo. 2ème salle: photos de mode. 3ème salle: les contacts peints. Peut-être la plus intéressante dans le sens où c'est la 1ère fois qu'il expose ses oeuvres là. Klein nous livre ses planches contact et les photos qu'il a choisi, il les a surligné de peinture.
Il y a également des extraits de ses films sont projetés comme "Mister Freedom" avec Gainsbourg notamment, ou encore son documentaire sur Mohammed Ali, ou "le couple témoin" avec Dussolier et Anémone.
C'est une expo courte et bien réalisée, on se prend des images plein la vue et la qualité des tirages est bonne.


Petite note touchante: le photographe a dédié son expo à sa femme Jeanne, décédée en Octobre.

29.12.2005

The constant gardener

Je ne sais pas trop quoi dire de ce film parce que c'est un paradoxe à lui tout seul. Bien monté et rythmé, il est tout de même long, magnifiquement bien réalisé (axes de caméra originaux, audacieux, photo superbe), l'histoire est un peu cul-cul et déjà vue. Certes le sujet est noble (une activiste s'aperçoit que des labos pharmaceutiques se servent d'africains comme cobayes) mais le scénario n'est finalement pas transcendant. Seule la réalisation vaut le détour et c'est là que l'on retrouve la virtuosité de "la cité de Dieu". Ce mec est bourré de talent, il ne faudrait pas qu'il gâche ça en bossant à Hollywood... A noter tout de même, l'étonnante interprétation de Ralph Fiennes toute en émotion et en retenue.

28.12.2005

Belgique

26 décembre: traditionnelle balade au bord de la mer, il fait souvent beau et froid avec une lumière hallucinante. J'aime le Nord, truc de ouf!!!

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27.12.2005

Blade runner

ou plutôt "do androids dream of electric sheep"? Je vous parlerais plutôt du livre parce que je n'ai pas encore vu le film. En tout cas Philip K. Dick est un pur génie. Et nous l'allons montrer tout à l'heure.
Après la guerre, la Terre est polluée, toutes les espèces animales sont mortes et beaucoup d'êtres humains ont émigré sur Mars où ils ont pu bénéficier d'androïdes à leur service (androïdes qui ressemblent trait pour trait aux humains). Les quelques-uns qui sont restés sur Terre sont devenus "spéciaux" ou "débiles" à cause de la radioactivité, et les autres sont restés "normaux". La boîte à empathie du Mercerisme leur permet de rester tous en communion, en contact.
Rick Deckard est blade runner à San Francisco, c'est-à-dire qu'il fait partie de la police de la ville pour réformer (tuer) les androïdes venus illégalement de Mars sur Terre. Il doit réformer 6 androïdes dans la même journée afin d'avoir une grosse prime pour pouvoir s'acheter un vrai animal pour remplacer son mouton électrique.
La confusion de l'identité est au coeur du bouquin, Rachel n'est pas Priss et pourtant, au début, Priss se présente comme étant Rachel, Rick se prend Mercer, à la fin du livre Rick pense avoir trouvé un vrai crapeau alors qu'il était électrique, le chat qu'Isidore pensait être un faux était un vrai. Tout n'est qu'illusion et simulacre et les identités sont interchangeables.
K.Dick pose aussi une question philosophique que se posait déjà Rousseau et d'autres avant lui: qu'est-ce qui différencie l'humain du non-humain ? Ici c'est la faculté d'"empathie". Pour savoir si un androïde est bien un androïde Rick leur fait passer le Voigt-Kampf test et les andros donnent des réponses caractérisées par une courbe plate, trahissant l'aplatissement des affects, l'absence d'empathie et l'atrophie des facultés affectives.
C'est une plongée dans un univers noir et futuriste, un texte philosophe que nous livre K. Dick.

26.12.2005

Les meilleurs films de l'année

C'est en recevant le Première de ce mois-ci que je me suis demandée quels étaient, pour moi, les films de l'année 2005. Pour eux, les mêmes reviennent souvent comme par exemple "million dollars baby", "garden state", "a history of violence", "de battre, mon coeur s'est arrêté", "charlie et la chocolatrie", "la guerre des mondes" ou bien encore "match point".
J'attends votre classement, je mettrai le mien en ligne avant la fin de l'année!!!

25.12.2005

So this is Christmas

De John Lennon, mort il y a 25 ans

So this is Christmas
And what have you done
Another year over
And a new one just begun
Ans so this is Christmas
I hope you have fun
The near and the dear one
The old and the young

A very merry Christmas
And a happy New Year
Let's hope it's a good one
Without any fear
And so this is Christmas
For weak and for strong
For rich and the poor ones
The world is so wrong
And so happy Christmas
For black and for white
For yellow and red ones
Let's stop all the fight
A very merry Christmas
And a happy New Year
Let's hope it's a good one
Without any fear
And so this is Christmas
And what have we done
Another year over
And a new one just begun
Ans so this is Christmas
I hope you have fun
The near and the dear one
The old and the young
A very merry Christmas
And a happy New Year
Let's hope it's a good one
Without any fear
War is over over
If you want it
War is over
Now...

24.12.2005

Expo Vienne 1900

Alors voilà, j'ai une copine qui s'appelle Fanny, que j'ai rencontré lors d'un voyage au Canada durant l'hiver 1995. On s'est bien entendu et on voulu repartir ensemble: c'est ce qu'on a fait l'été suivant, au Canada toujours, et aux States. C'est donc à New York qu'elle me dit que son peintre préféré est Klimt. On va au Metropolitan Museum et c'est là que tout s'enchaîne...Alors quand je lui ai dit que l'on devait se faire l'expo Vienne 1900, elle a bondi! Allons-y. Nous y voilà. Les oeuvres des quatre principaux peintres autrichiens de la Sécession viennoise, Gustav Klimt (1862-1918), Oskar Kokoschka (1886-1980), Egon Schiele (1890-1918) et Koloman Moser (1868-1918) y sont exposées. L'exposition regroupe environ 120 peintures et une soixantaine d'oeuvres graphiques, selon trois grands thèmes : le portrait, le paysage, l'allégorie. Quelle belle expo, c'est vraiment superbe, on a envie de se retrouver à cette époque avec ces gens, là peints sur les tableaux. Les dessins de Schiele, les tableaux de Klimt sont vraiment exceptionnels. J'ai moins aimé Moser et ses couleurs presque fluos. Le seul hic c'est encore et toujours ces vitres devant les tableaux qui font des reflets épouvantables.

23.12.2005

Forty shades of blue

Film indépendant américain. Une femme russe, Laura, est marié avec un producteur de jazz colérique beaucoup plus agé qu'elle à Memphis. Elle y mène une vie monotone jusqu'au jour où elle fait la connaissance du fils de son mari. Alors, elle qui s'excusait d'exister, et qui refusait de se plaindre, découvre que la vie américaine peut être encore mieux que ce qu'elle avait espéré et que de Moscou à Memphis, c'est quand même mieux quand on n'est pas ignorée mais aimée pour ce qu'on est vraiment.
C'est étrange parce que malgré quelques lenteurs, les personnages ont une vraie épaisseur et certaines scènes sont vraiment réussies.
Le réalisateur, Ira Sachs, est considéré comme le Truffaut américain, et je vous donne le résumé des Inrocks: "à travers le lent délitement d'un couple, un film à la Cassavetes qui fait honneur au cinéma indé américain".
Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

22.12.2005

Carlos Freire

Exposition de ses photos à la Maison Européenne de la Photographie dans le Marais. Tous les mercredis, de 17h à 20h, l'entrée est gratuite, donc nous en avons profité. Saluons cette noble initiative. Donc en ce moment à la MEP, il y a les photos de Carlos Freire et de Bernard Faucon. Freire est un génie, Faucon est dérangé (pour faire vite!)
Freire est brésilien mais vit à Paris, il est surtout connu pour ses portraits. Sont exposés ici ceux de Francis Bacon (JD fonce voir cette expo, c'est génial, même si tu connais déjà les photos), de Michel Foucault, Roland Barthes, Orson Welles, Borges ou Duras. Bref, ce Monsieur n'a connu que du beau monde et près des photos, ses commentaires sur les rencontres avec les artistes sont toujours intéressants. Freire a aussi beaucoup voyagé et quelques photos d'Alep ou du Brésil sont présentées mais c'est surtout son travail de portraitiste qui est mis en valeur ici.
Je ne m'étendrai pas sur le travail de Faucon qui met en scène des mannequins et des vrais enfants. Ses photos sont plutôt dérangeantes et esthétiquement pas très réussies, à mon goût. En plus ses tirages sont numériques, donc numérisés, donc de très mauvaise qualité. J'aurais aimé qu'il y ait plus de photos du brésilien parce qu'il y a au moins 6 salles consacrées à l'oeuvre de Faucon et une seulement consacrée à Freire.

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