30.01.2006
La rumeur court
Par le réalisateur de "Quand Harry rencontre Sally", avec Jennifer Aniston, Kevin Costner, Shirley McLaine et le Papa mort de "Six Feet Under".

Sarah est en pleine crise de la trentaine (qui suis-je, où vais-je?) et quand elle revient chez ses parents pour le mariage de sa soeur, les petits secrets de famille ressurgissent, et notamment le fait que Sarah appartienne aux "Robinsons", la famille qui aurait inspiré le film "Le Lauréat", avec Dustin Hoffman.
Tout le monde a des secrets de famille et le film met bien en lumière le puzzle que doit assembler Sarah pour pouvoir construire sa vie. Jennifer Aniston joue vraiment bien, elle est très expressive, très émouvante. Shirley McLaine en grand-mère vulgaire est formidable aussi. Bref, le bon petit film sympa.
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28.01.2006
Laurie à Rome
12:45 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.01.2006
Peine de mort
La peine de mort est sous les feux de l'actualité ces jours-ci.
D'un côté, dix détenus de la centrale de Clairvaux (Aube) ont rédigé une lettre, dans laquelle ils écrivent: "Nous, les emmurés vivants à perpétuité du centre pénitentiaire le plus sécuritaire de France (...), nous en appelons au rétablissement effectif de la peine de mort pour nous" (...) Assez d'hypocrisie ! Dès lors qu'on nous voue en réalité à une perpétuité réelle, sans aucune perspective effective de libération à l'issue de notre peine de sûreté, nous préférons encore en finir une bonne fois pour toutes que de nous voir crever à petit feu".
De l'autre Christian Ranucci, l'un des derniers exécutés au nom de la République française, était peut-être innocent, tandis que la Cour Suprême américaine a bloqué mercredi l'exécution d'un condamné à mort en Floride.
En tout cas, je suis fière d'être citoyenne d'un pays qui ne se venge plus en exécutant des prisonniers en mon nom.
09:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.01.2006
Brokeback Mountain
Le dernier film de Ang Lee ("Tigres et dragons", "le Garçon d'Honneur" et "the Ice Storm": que j'aimerais bien revoir parce-que bien) est une merveille. L'histoire d'une liaison entre deux hommes qui doivent se cacher pendant 20 ans. La tension dramatique (le scénario a été écrit par l'un des plus grands auteurs américains, Larry McMurtry), la beauté des paysages, le magnifique jeu des acteurs, l'ingénieuse réalisation, tout est bien dans ce film.
Les deux jeunes acteurs, Heath Ledger et Jake Gyllenhaal sont vraiment excellents et très crédibles: on est touché par leurs personnages et leur histoire d'amour. Jake G. est particulièrement touchant: il est le plus amoureux des deux, celui qui paraît souffrir le plus. Tout cela est une histoire de frustration, de contrariété, de vie qui passe sans que les désirs deviennent réalité. Bref, comment passer à côté de sa vie parce-que la société vous condamne à mort si vous osez vous révéler.
La tension latente tout au long du film que génère cet impossible amour se relâche à la fin, et là les larmes coulent à flot, vous pouvez me croire, mais ça fait du bien et après on se dit qu'on a vu un film superbe, rare et beau.

Quand on pense que Christian Vanneste, député chez nous vient d'être condamné pour insultes homophobes, on se dit qu'on n'a pas fait beaucoup de chemin depuis 1963 (date à laquelle commence le film).
09:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.01.2006
Richard Powers
"The time of our singing" est un petit chef d'oeuvre, selon JD, moi je ne l'ai pas lu. Ce livre n'avait jamais été traduit en français jusqu'à aujourd'hui: la traduction sort le 2 mars au Cherche Midi et les français pourront afin avoir accès à ce petit bijou.

Et pour ceux qui sont déjà fans, à la librairie Atout Livre (203 bis avenue Daumesnil) le vendredi 24 février à 19h30 il y a une "exceptionnelle rencontre avec Richard Powers à l'occasion de la parution de son roman "Les temps où nous chantions" aux éditions du Cherche-midi."
10:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.01.2006
Konica Minolta/ Nikon
KONICA MINOLTA tire un trait sur presque toutes ses activités dans le domaine de la photographie. Dans l'argentique, mais aussi dans le numérique. A partir du 31 mars 2006, Konica Minolta cédera une partie de ses actifs à Sony. Konica Minolta avait signé avec lui en juillet un accord pour développer des appareils numériques reflex.
Il y a une semaine, un autre poids lourd japonais, Nikon, annonçait qu'il cessait la fabrication d'appareils argentiques pour se concentrer sur le numérique, qui représente à présent 98% de ses ventes. En France, les laboratoires de développement photo ferment les uns après les autres. Il y a deux semaines, le groupe Kodak a informé les 120 salariés de son site de Vienne, en Isère, que la fermeture était inéluctable. En juillet, Kodak avait déjà annoncé la fermeture de celui de Caen. Cinq mois auparavant, ceux de Nantes et de Toulouse étaient frappés. Et dans deux ans, le site historique de Chalon-sur-Saône aura disparu. Au niveau mondial, le groupe connu pour sa boîte jaune est engagé dans une restructuration qui coûtera 25 000 emplois. La mutation de l'industrie photographique se poursuit. En vingt ans, le paysage a entièrement changé. «Avant l'arrivée du numérique, l'activité était extrêmement bien rodée, rappelle Matthieu Cortesse, chef de groupe photo et informatique de l'institut GFK. Le consommateur passait par trois étapes : l'acquisition de matériel photo, de films et les travaux photo, effectués sur place ou dans des laboratoires industriels. Depuis que les photos sont dématérialisées, une infime part finit sur un support papier.» Désormais, les cloisons entre les différents métiers liés à la photographie ont éclaté. Les consommateurs regardent leurs photos sur des écrans d'ordinateur ou de télévision ; ils peuvent imprimer eux-mêmes leurs clichés à domicile.
Canon et Olympus se reconvertissent
Les marques de référence dans cette industrie ont aussi changé. Canon s'est rapproché avec succès de l'informatique en fabricant des imprimantes photo ou multifonction et toute la gamme d'accessoires qui lui rapportent beaucoup d'argent (encre, papier...). Olympus a tenté, avec moins de bonheur, de se diversifier en lançant des produits hybrides, lecteurs de photos et de fichiers musicaux, mais aussi des imprimantes.
Venu de l'électronique grand public, Sony a réussi à se faire une place dans un univers où sa réputation dans le secteur de l'optique était nulle. D'autres nouveaux acteurs asiatiques ont aussi fait leur apparition comme Samsung, Casio ou Sharp. Panasonic a astucieusement noué un partenariat avec Leica pour gagner une certaine crédibilité dans ce nouveau métier.
La révolution en cours est loin d'être achevée. La vente d'appareils numériques continue à progresser même si les taux de croissance se réduisent à mesure que les foyers s'équipent. Ainsi, on estime qu'en 2005 4,6 millions d'appareils numériques ont été vendus en France, soit 10% de plus que l'année précédente. Mais les familles n'ont pas encore fait le plein : GfK estime que fin 2005 seulement 41% des foyers étaient équipés d'appareils photo numériques en France. Les coûts élevés du développement à la maison et la complexité liée à l'utilisation d'un PC découragent encore les réfractaires."
11:20 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.01.2006
La maladie Huntington
La maladie de Huntington (MH) a été décrite scientifiquement pour la première fois en 1872 par George Huntington, médecin américain. Les chorées, les signes plus visibles de la maladie, sont des séquences de mouvements involontaires dans plusieurs parties du corps (d'où l'ancienne appellation de danse de St-Guy).
Cette maladie orpheline est l’une des plus fréquentes des maladies rares puisque la prévalence des malades cliniquement identifiés est voisine de 10 pour 100.000, ce qui donne quand même le chiffre de près de 6000 sujets atteints en France.
Je vous conseille de visiter ce site d'un homme, Frédéric B., atteint de la maladie Huntington, qui a écrit un livre, "Dix ans avant ma mort".
14:35 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.01.2006
Shelley Winters
L'actrice américaine Shelley Winters est décédée à l'âge de 85 ans. Charles Laughton l'avait fait jouer dans la "nuit du chasseur" (1955) avec Robert Mitchum. Elle était aussi la maman de "Lolita" de Kubrick avec Peter Sellers en 1962.
En 1960, elle a décroché un Oscar, celui de la meilleure actrice dans un second rôle, pour "Le journal d'Anne Frank". Elle a offert sa statuette au musée consacré à Amsterdam à la petite fille juive déportée des Pays-Bas et assassinée par les nazis.
Elle a aussi été mariée dans les années 1950 à l'acteur italien Vittorio Gassman (1922-2000), dont elle a eu une fille. Elle jouait aussi la grand-mère de "Roseanne"!
Rest in peace!
06:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.01.2006
Jarhead
De Sam Mendes, le réalisateur d'"American Beauty" ou comment faire quand un être humain est programmé pour quelque chose qu'il n'a pas la possibilité de réaliser. Pendant le première guerre du Golfe, un bataillon de Marines (de "jarheads": la tête comme une jarre, un récipient vide) se retrouve dans le désert Koweïtien et rien ne vient, pas d'ennemis, rien. Le film est tiré d'un livre d'un jeune soldat qui s'était engagé dans les Marines au lieu d'aller à la Fac. C'est le désert des Tartares façon Kubrick. Le film met bien en scène la connerie de la guerre, comme disait Prévert, mais sans jamais la montrer. La scène de la projection d'"Apocalypse Now" pour exciter les soldats avant le combat est absolument géniale. "Jarhead" se situe dans la lignée des classiques comme "Full Metal Jacket", "Voyage au bout de l'enfer" ("la nuit") ou même le récent "la ligne rouge", à ceci près que c'est un film de guerre sans combat.

14:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.01.2006
Lord of war
Film de Andrew Niccol (déjà réalisateur de "Simone" avec Al Pacino) avec Nicolas Cage, Ethan Hawk, Ian Holme. Histoire d'un immigré ukrainien aux Etats-Unis qui fit fortune en tant que marchand d'armes.Niccol signe un film intelligent et plein d'humour noir, cynique et bien rythmé. La BO est formidablement bien choisie. Le générique est bluffant: on suit une cartouche, de sa fabrication jusqu'au moment où elle se loge dans la tête d'un gamin au Libéria. Bref, un conte amoral drôlement joussif. A noter que le film est produit notamment par un français, Philippe Rousselet, Hollywood ayant refusé de s'investir dans un tel projet.

00:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




