15.12.2007
Robert Adams - On the edge
A la fondation Cartier, organisée par la conservatrice qui s'était déjà occupée de l'exposition de David Lynch.
Robert Adams est un photographe américain, anciennement professeur de littérature anglaise. Il est passionné d'images mais aussi de mots. La Fondation Cartier nous présente donc les deux pendants de son oeuvre : ses photos et ses livres.
Les 150 photos exposées se divisent en trois parties : West from Columbia (1990-1992), Times Passes (1990-1992 aussi et ce titre est emprunté à un chapitre du livre de Virginia Woolf To the lighthouse) et enfin Turning back (1999-2003)
Adams a commencé la photo en faisant un reportage sur les paysages de l'Ouest. Des photos de l'océan exposées à la Fondation Cartier se dégagent solitude, calme et mélancolie.
En ce qui concerne Turning back, la série de photos consacrée à la forêt, je la trouve plus impressionnante.
Artiste engagé, Robert Adams nous montre la nature comme la guerre, les arbres décimés, les tranchées des déserts américains. Son point de vue de photographe, de montrer ce qui reste de la déforestation, ce qui est là devant lui, contraste avec la sérénité qui se dégage de ses photos de l'océan. Adams dénonce la déforestation; selon lui "la pratique de la syviculture industrielle s'appuie depuis toujours sur une méthode agressive appelée "coupe claire" qui consiste à laisser la terre presque à nu (...) Historiquement, les données recueillies dans le monde entier indiquent que la coupe claire aboutira finalement à l'épuisement des sols, à la déforestation et au changement climatique"

11:30 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photographie, écologie, exposition, paris
10.12.2007
My blueberry nights
Un peu tarte...


Un scénario quasi inexistant, des transitions artificielles, de belles images acidulées, un Jude Law plutôt inexpressif... Norah Jones est, par contre, fraîche et touchante...mais en bref, j'aurais pu m'en passer. Beaucoup de bruit pour rien.
18:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
01.12.2007
L'assassinat de Jesse James
par le lâche Robert Ford...
Bon alors moi qui ai une tendresse particulière pour les westerns là j'ai été servie. La tension de la vie à cette époque (19e siècle au coeur des Etats-Unis), le "tuer pour survivre" en braquant, pillant ou en éliminant en premier celui qui nous est hostile, est parfaitement transcrite dans ce film. Brad Pitt en impose, mystèrieux, mythique, magique, énigmatique, il est vraiment crédile et le charisme de Jesse James en impose grâce à lui. Mais pour moi la surprise vient de Casey Affleck qui a ici un rôle à la hauteur de son talent. Plein d'admiration et dans l'ombre de James, l'équilibre des sentiments qu'il crée avec ce dernier fait que son duo avec Brad Pitt fonctionne à merveille et lui fait une part belle dans le film. Saupoudrez tout cela de romantisme juste ce qu'il faut et d'une magnifique ritournelle composée par Nick Cave et là, vous prendrez plaisir à voir cette épopée américaine et ces portraits de deux hommes sur le fil.
18:26 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, amérique, wester, cinéma


