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13/01/2008

La graine et le mulet

Le troisième film d'Abdellatif Kechiche confirme son talent.

Après "la faute à Voltaire" et "l'esquive", l'auteur et réalisateur nous retransmet encore une fois sa force, son énergie par une écriture dense, une réalisation impeccable et des acteurs excellents.

Un vieil homme immigré, qui travaillait depuis des décennies sur un chantier naval et qui n'est plus 'rentable', se fait licencier. Avec ses indemnités, il décide d'ouvrir un restaurant dans un bâteau amarré au port de Marseille et d'y servir du couscous au mulet (c'est-à-dire du poisson, d'où le titre, de la semoule avec du poisson). Il doit pour cela aller voir sa banque pour un prêt, obtenir une license pour amarrer son bâteau etc...Il est aidé pour ses démarches pour sa belle-fille, la fille de sa maîtresse, tandis que le couscous qu'il servira sera cuisiné par son ex-femme.

Cette entreprise est entrecoupée de scènes de famille où ses filles parlent fort tandis que le vieil homme est silencieux. On est toujours dans une intensité grave et profonde, chaque plan est long et dense et surtout chargé de tension. La tension ressentie par le vieil homme à cause de la société qui commence à l'exclure, de sa famille qu'il doit gérer rejaillit sur l'écran et rend le personnage d'autant plus humain. Les acteurs ont une force incroyable, la belle-fille, les filles et la brue, par exemple, ont des scènes très intenses, ce qui fait que chaque acteur apporte énormément au film et que tous les personnages sont principaux.

L'écriture de Kechiche est intense, comme son film, et quand celui-ci se termine, on sent redescendre une pression qui nous a tenu pendant toute sa durée. A voir et à revoir, on attend le prochain!

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18:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film

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