24.01.2008

Cloverfield

Attention ce film donne la nausée!! Devant certains cinéma aux Etats-Unis où ce film est projeté, des pancartes mettent en garde les spectateurs contre les effets secondaires qui peuvent survenir pendant la vision de ce film. 'Cloverfield', en tête du box-office ce week-end aux States et produit par J.J. Abrams qui a déjà produit la série 'Lost', donne la nausée à de nombreux spectateurs. Le film, tourné caméra à l'épaule, met en scène une bande de jeunes fuyant un monstre géant dans New York. Le cinéma provoque des sensations très...physiques!

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19.01.2008

Palmarès du 11e festival international du film de comédie de l'Alpes d'Huez

Voici la copie d'une dépêche AFP : LE NORD EN FORCE!!

 

GRENOBLE, 19 jan 2008 (AFP) - Le Prix Spécial du Jury du 11e Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez (Isère) et le Prix du Jury Jeune ont été décernés, dimanche, au film français "Bienvenue chez les ch'tis" de et avec Dany Boon.
Six films français, italien et américains, ainsi que six court métrages, étaient en compétition pour ce Festival dont le jury était présidé par l'acteur français Fabrice Luchini, entouré du comédien Thierry Frémont et de l'actrice Mélanie Laurent.
Le Grand Prix TPS Star a par ailleurs récompensé le film de l'Américain Jason Reitman, "Juno", avec Ellen Page, Michael Cera et Jennifer Garner (sortie le 6 février).
Deux films français se partagent le Prix du Court-métrage: "Arrêt demandé" de Thomas Perrier avec Pascal Vincent et Anne Charrier, et "La 17e Marche" de Karim Adda avec Julien Boisselier.
La comédienne Pascale Arbillot a reçu le Prix d'interprétation pour son rôle dans "Notre Univers Impitoyable" de Lea Fazer aux côtés d'Alice Taglioni et Thierry Lhermitte (sortie le 13 février).
Enfin, un "Prix Coup de Coeur" a été remis par José Garcia à l'acteur et réalisateur américain Robert Davi, venu présenter son premier film "The Dukes"

De nombreux acteurs et réalisateurs, parmi lesquels Alice Taglioni, Fabien Onteniente, Franck Dubosc, José Garcia ou Samuel Le Bihan, ont participé à ce festival, présenté par les organisateurs comme "le premier rendez-vous cinématographique de l'année" et "l'unique festival de comédie en France".

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13.01.2008

La graine et le mulet

Le troisième film d'Abdellatif Kechiche confirme son talent.

Après "la faute à Voltaire" et "l'esquive", l'auteur et réalisateur nous retransmet encore une fois sa force, son énergie par une écriture dense, une réalisation impeccable et des acteurs excellents.

Un vieil homme immigré, qui travaillait depuis des décennies sur un chantier naval et qui n'est plus 'rentable', se fait licencier. Avec ses indemnités, il décide d'ouvrir un restaurant dans un bâteau amarré au port de Marseille et d'y servir du couscous au mulet (c'est-à-dire du poisson, d'où le titre, de la semoule avec du poisson). Il doit pour cela aller voir sa banque pour un prêt, obtenir une license pour amarrer son bâteau etc...Il est aidé pour ses démarches pour sa belle-fille, la fille de sa maîtresse, tandis que le couscous qu'il servira sera cuisiné par son ex-femme.

Cette entreprise est entrecoupée de scènes de famille où ses filles parlent fort tandis que le vieil homme est silencieux. On est toujours dans une intensité grave et profonde, chaque plan est long et dense et surtout chargé de tension. La tension ressentie par le vieil homme à cause de la société qui commence à l'exclure, de sa famille qu'il doit gérer rejaillit sur l'écran et rend le personnage d'autant plus humain. Les acteurs ont une force incroyable, la belle-fille, les filles et la brue, par exemple, ont des scènes très intenses, ce qui fait que chaque acteur apporte énormément au film et que tous les personnages sont principaux.

L'écriture de Kechiche est intense, comme son film, et quand celui-ci se termine, on sent redescendre une pression qui nous a tenu pendant toute sa durée. A voir et à revoir, on attend le prochain!

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18:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film

08.01.2008

Une saison de machettes

Livre-interview de génocidaires Hutus au Rwanda du grand reporter et correspondant de guerre Jean Hatzfeld dont voici quelques extraits:

"Au début on coupe avec timidité, puis le temps nous aide à nous habituer. Il y a des cas de collègues qui se sont fait enseigner la manière exacte de frapper : sur le côté du cou ou sur l'arrière de la tête pour activer la fin. Mais il y a des cas de collègues qui sont restés maladroits jusqu'à la fin. Ils n'osaient pas, ils gesticulaient dans la lenteur; ils frappaient le bras à la place du cou, par exemple, et ils s'échappaient en criant : "ça y est, je l'ai complètement tué." Mais ça se savait que ce n'était pas vrai. Un spécialiste devait intervenir, pour rattraper la cible et la terminer" 

 "ça n'a pas duré longtemps, grâce à notre habitude de la machette dans les champs. C'est bien naturel. Si à vous et à moi, on donne un Bic, vous allez vous motrer plus à l'aise que moi au travail d'écriture, sans jalousie de ma part. Pour nous, la machette était ce qu'on savait manier et aiguiser. Elle était, aussi, moins chère que les fusils pour les autorités. Raison pour laquelle on a appris le boulot avec l'instrument rudimentaire qu'on possédait."

 "L'homme peut s'accoutumer à tuer, s'il tue sans s'arrêter. Il peut même se convertir en animal sans y prêter attention. Il y en a qui se menaçaient entre eux, quand il n'y avait plus de Tutsis sous la machette. Sur leur visage, on devinait le besoin de tuer... Moi je n'avais pas peur de la mort; d'une certaine façon j'oubliais que je tuais des personnes vivantes. Je ne considérais plus ni la mort ni la vie. Mais c'est le sang qui me faisait peur. C'était odorant et dégoulinant. Le soir je me disais : Après tout, je suis un homme empli de sang, tout ce sang qui gicle apportera du malheur, une malédiction. La mort ne m'alarmait pas, mais ce trop de sang, ça oui, beaucoup."

"Ce programme répété nous dispensait de réfléchir à ce qu'on faisait. On allait et on revenait, sans croiser une idée. on chassait parce que c'était le programme de nos journées, jusqu'à ce qu'il soit terminé. Nos bras commandait nos têtes, en tout cas nos têtes ne disaient plus leur mot."

 

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Jean Hatzfeld n'était pas au Rwanda au moment des massacres mais après; il a rencontré des rescapés et a recueilli leurs témoignages, par la suite il a rencontré les génocidaires qui lui ont confié également leurs expériences. 
Selon lui tant qu'il vivra, (il) retournera à Nyamata. Même s'(il) sait qu'(il) ne comprendra jamais." (extrait d'un article de Brigitte Salino, Le Monde, mars 2002).

Ce livre intriguant et dérangeant nous montre le côté trivial et banal du génocide; à la fin du livre, une photo de groupe des génocidaires nous permet de mettre un visage sur les tueurs. Des génocides Hatzfeld en évoque d'autres, ceux Auschwitz ou de Srebrenica, alors se pose la question du "plus jamais ça", on l'entend souvent et pourtant ces actes restent authentiquement humains alors on peut penser, comme René Girard, que "si l'Histoire a vraiment un sens, alors ce sens est redoutable."


03.01.2008

Bonne année

Je vous souhaite à tous, lecteurs de ce blog, une bonne année 2008 riche en musique, films et expos que je vais tenter de vous faire découvrir sur ce blog.

A très vite... 

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