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04/03/2008

Redacted

Ce film transpire à chaque image la colère de son réalisateur, Brian de Palma. Ce dernier excédé par l'administration Bush et l'entrée en guerre contre l'Irak de son pays a choisi de faire un film basé sur des faits réels - le viol d'une jeune fille irakienne de 14 ans et de l'assassinat de toute sa famille par des soldats américains à Samara - et sur des images virtuelles, images de sites internet de musulmans extrêmistes et de blogs de familles de soldats américains. 

Le manque de communication, et de ce fait le choc des cultures entre américains et irakiens se ressent tout au long du film, comme par exemple aux barrages de l'armée américaine où des panneaux 'stop' sont exhibés et où finalement on nous apprend que la moitié des irakiens sont analphabètes. Certains irakiens sont donc tués car ils ne s'arrêtent et sont pris pour des terroristes par des soldats américains. Et c'est une autre fois, un soldat qui s'interroge sur le pourquoi de cette guerre en dénigrant les irakiens. Une transplantation de certains américains dans un univers qui leur est totalement étranger et auquel ils ne sont absolument préparés, c'est ce déracinement absurde qui prend aux tripes.

Mais la colère ne permet pas de prendre suffisamment de distance et le pré-générique de fin avec la musique émouvante-arracheuse-de-larmes sur de vrais cadavres semble contre-productive puisqu'elle énerve plus qu'autre chose.

 

21:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, guerre

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