30.03.2008
Soyez sympa, rembobinez!
L'idée à l'origine du film de Michel Gondry est brillante : deux petits gars du New Jersey retournent à leur manière les films d'Hollywood les plus populaires. En effet, le personnage joué par Jack Black (toujours aussi excellent dans le registre loufoque et drôle) efface par mégarde toutes les VHS du vidéo club dans lequel travaille son ami joué par Mos Def et tenu par Dany Glover. Ce vidéo club, petit commerce de quartier, n'a pas succombé à la déferlante DVD alors quand tous les films du vidéo club sont démagnétisés, les deux compères décident de bricoler eux-mêmes des vidéos où ils rejouent des scènes de films cultes. Ils 'suèdent' Ghost Busters, Miss Daisy et son chauffeur, King Kong et beaucoup d'autres . Plutôt inquiets que leur supercherie ne soit découverte et décriée, ils s'aperçoivent très vite du succès de leur 'création' et ces films 'suédés' sont finalement l'occasion pour le quartier de se réunir devant la caméra.
Ainsi l'ambiance joyeuse, festive et inventive du film apporte une certaine fraîcheur. Le déploiement de créativité et d'inventivité fait plaisir à voir alors si vous avez un petit coup de mou, allez voir ce film.
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05.03.2008
Décès du compositeur de "Barry Lyndon"
Le compositeur américain Leonard Rosenman, Oscar en 1976 pour la musique du film de Stanley Kubrick "Barry Lyndon", est décédé en Californie (ouest) à l'âge de 83 ans, a rapporté mercredi le quotidien Los Angeles Times.
Rosenman a succombé mardi à une attaque cardiaque dans un hôpital de Woodland Hills, au nord-ouest de Los Angeles, a précisé le journal, citant sa veuve.
Le compositeur avait commencé sa carrière à Hollywood en signant coup sur coup les musiques originales de deux films avec son ami James Dean, "A l'est d'Eden" et "La fureur de vivre" en 1955. Un an après "Barry Lyndon", il s'était vu décerner un deuxième Oscar à Hollywood pour la musique d'"En route pour la gloire".
AFP
21:03 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, kubrick
04.03.2008
Redacted
Ce film transpire à chaque image la colère de son réalisateur, Brian de Palma. Ce dernier excédé par l'administration Bush et l'entrée en guerre contre l'Irak de son pays a choisi de faire un film basé sur des faits réels - le viol d'une jeune fille irakienne de 14 ans et de l'assassinat de toute sa famille par des soldats américains à Samara - et sur des images virtuelles, images de sites internet de musulmans extrêmistes et de blogs de familles de soldats américains.
Le manque de communication, et de ce fait le choc des cultures entre américains et irakiens se ressent tout au long du film, comme par exemple aux barrages de l'armée américaine où des panneaux 'stop' sont exhibés et où finalement on nous apprend que la moitié des irakiens sont analphabètes. Certains irakiens sont donc tués car ils ne s'arrêtent et sont pris pour des terroristes par des soldats américains. Et c'est une autre fois, un soldat qui s'interroge sur le pourquoi de cette guerre en dénigrant les irakiens. Une transplantation de certains américains dans un univers qui leur est totalement étranger et auquel ils ne sont absolument préparés, c'est ce déracinement absurde qui prend aux tripes.
Mais la colère ne permet pas de prendre suffisamment de distance et le pré-générique de fin avec la musique émouvante-arracheuse-de-larmes sur de vrais cadavres semble contre-productive puisqu'elle énerve plus qu'autre chose.
21:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, guerre


