Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/01/2016

MON PAPA EST UN SOLEIL

Aux éditions Sarbacane, 'mon Papa est un soleil' est un joli livre sur l'admiration que peut susciter un Papa pour un enfant.
Plein de poésie, de beaux dessins, bref à offrir aux enfants entre 1 an et 3 ans

 

See original image

09:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2010

Mort de J.D. Salinger

En apprenant la mort de l'auteur en arrivant au travail, j'ai voulu trouver sur le Net le texte du 'catcher in the rye' et je suis tombée sur le mémoire d'une étudiante que je trouve très intéressant. Elle compare la traduction de Sébastien Japrisot qui date de 1953 (soit 4 ans après sa parution en anglais) avec celle plus récente de Annie Saumot.

http://karentraductions.free.fr/Analyse_comparative_de_traductions_du%20Catcher_in_the_Rye.pdf

De quoi me faire réviser ma grammaire anglaise et surtout de me faire patienter avant de rentrer à la maison pour me replonger dans l'oeuvre originale.

06:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

08/01/2008

Une saison de machettes

Livre-interview de génocidaires Hutus au Rwanda du grand reporter et correspondant de guerre Jean Hatzfeld dont voici quelques extraits:

"Au début on coupe avec timidité, puis le temps nous aide à nous habituer. Il y a des cas de collègues qui se sont fait enseigner la manière exacte de frapper : sur le côté du cou ou sur l'arrière de la tête pour activer la fin. Mais il y a des cas de collègues qui sont restés maladroits jusqu'à la fin. Ils n'osaient pas, ils gesticulaient dans la lenteur; ils frappaient le bras à la place du cou, par exemple, et ils s'échappaient en criant : "ça y est, je l'ai complètement tué." Mais ça se savait que ce n'était pas vrai. Un spécialiste devait intervenir, pour rattraper la cible et la terminer" 

 "ça n'a pas duré longtemps, grâce à notre habitude de la machette dans les champs. C'est bien naturel. Si à vous et à moi, on donne un Bic, vous allez vous motrer plus à l'aise que moi au travail d'écriture, sans jalousie de ma part. Pour nous, la machette était ce qu'on savait manier et aiguiser. Elle était, aussi, moins chère que les fusils pour les autorités. Raison pour laquelle on a appris le boulot avec l'instrument rudimentaire qu'on possédait."

 "L'homme peut s'accoutumer à tuer, s'il tue sans s'arrêter. Il peut même se convertir en animal sans y prêter attention. Il y en a qui se menaçaient entre eux, quand il n'y avait plus de Tutsis sous la machette. Sur leur visage, on devinait le besoin de tuer... Moi je n'avais pas peur de la mort; d'une certaine façon j'oubliais que je tuais des personnes vivantes. Je ne considérais plus ni la mort ni la vie. Mais c'est le sang qui me faisait peur. C'était odorant et dégoulinant. Le soir je me disais : Après tout, je suis un homme empli de sang, tout ce sang qui gicle apportera du malheur, une malédiction. La mort ne m'alarmait pas, mais ce trop de sang, ça oui, beaucoup."

"Ce programme répété nous dispensait de réfléchir à ce qu'on faisait. On allait et on revenait, sans croiser une idée. on chassait parce que c'était le programme de nos journées, jusqu'à ce qu'il soit terminé. Nos bras commandait nos têtes, en tout cas nos têtes ne disaient plus leur mot."

 

d89cbda44b0e0848655dc7123498b6ab.jpg

 

Jean Hatzfeld n'était pas au Rwanda au moment des massacres mais après; il a rencontré des rescapés et a recueilli leurs témoignages, par la suite il a rencontré les génocidaires qui lui ont confié également leurs expériences. 
Selon lui tant qu'il vivra, (il) retournera à Nyamata. Même s'(il) sait qu'(il) ne comprendra jamais." (extrait d'un article de Brigitte Salino, Le Monde, mars 2002).

Ce livre intriguant et dérangeant nous montre le côté trivial et banal du génocide; à la fin du livre, une photo de groupe des génocidaires nous permet de mettre un visage sur les tueurs. Des génocides Hatzfeld en évoque d'autres, ceux Auschwitz ou de Srebrenica, alors se pose la question du "plus jamais ça", on l'entend souvent et pourtant ces actes restent authentiquement humains alors on peut penser, comme René Girard, que "si l'Histoire a vraiment un sens, alors ce sens est redoutable."


16:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : génocide, rwanda, journaliste

02/10/2007

The Brave

De Gregory Mc Donald

Rafael pense avoir un privilège : il sait où, quand et comment il va mourir et en plus il est payé pour le savoir.

Jeune, alcoolique, pauvre, sans avenir mais marié et père de trois enfants, il veut offrir à sa famille une vie décente pas comme celle qu’ils mènent aujourd’hui. Pour cela, il "postule" pour être torturé à mort et filmé contre 30 000 dollars.

"The Brave", adapté au cinéma par Johnny Depp, est un roman court et poignant sur un destin cabossé : choquant, dérangeant et attachant.

 

28ab2746acd57f25717cf21835d7e462.jpg

 

 

22:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, torture, roman

19/06/2007

Encore du Hugo...

Extrait des "Misérables", à méditer...

"Tous les problèmes que les socialistes se proposaient, les visions cosmogoniques, la rêverie et le mysticisme écartés, peuvent être ramenés à deux problèmes principaux.

Premier problème:

Produire la richesse.

Deuxième problème:

La répartir.

Le premier problème contient la question du travail. 

Le deuxième contient la question du salaire.

Dans le premier problème il s'agit de l'emploi des forces.

Dans le second de la distribution des jouissances.

Du bon emploi des forces résulte la puissance publique.

De la bonne distribution des jouissances résulte le bonheur individuel.

Par bonne distribution, il faut entendre non distribution égale, mais distribution équitable. La première égalité, c'est l'équité.

De ces deux choses combinées, puissance publique au-dehors, bonheur individuel au-dedans, résulte la prospérité sociale.

Prospérité sociale, cela veut dire l'homme heureux, le citoyen libre, la nation grande" 

21:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, politique

08/06/2007

"Les misérables" et l'éducation

Je vais mettre en ligne ces prochains jours quelques citations d'un grand poète, écrivain et homme politique du XIXème siècle. Les propos de Victor Hugo sont étonnamment actuels et peuvent s'appliquer à notre société.

"L'Egalité a un organe : l'instruction gratuite et obligatoire. Le droit à l'alphabet, c'est par là qu'il faut commencer. L'école primaire imposée à tous, l'école secondaire offerte à tous, c'est là la loi. De l'école identique sort la société égale. Oui, enseignement! Lumière! Lumière! tout vient de la lumière et tout y retourne."